Respecter les consignes de mise en oeuvre dans les règles de l'art

Les travaux d'isolation des combles perdus par soufflage répondent aux exigences réglementaires du Cahier de Prescription Technique 3693. Ces exigences sont communes à tous les isolants soufflés en vrac, qu'il s'agisse de laine minérale, de ouate de cellulose de fibre de bois ou de coton.

Préparatifs avant le chantier

Calcul de consommation de sac

Lors de la visite de chantier relevez la surface de comble à isoler et l'épaisseur ou résistance thermique souhaitée par le client. Un R7 soit 34cm de ouate soufflée est nécessaire pour bénéficier des aides à la rénovation énergétique. Un R8 ou R9 (38cm ou 43cm) permettront d'atteindre des niveaux Bâtiment Basse Consommation ou Construction Passive. La ouate de cellulose se tasse de 20% dans sa durée de vie, ce tassement est pris en compte dans l'épaisseur initiale à installer pour garantir les performances sur 50 ans. Il faut donc installer une épaisseur de 20% supérieure à l’épaisseur voulue et calculer(cliquez ici pour calculer vos besoins en ouate de cellulose). Positionner des repères, répartis régulièrement, d'une hauteur de 20% supérieure à l'épaisseur souhaitée d’isolation, permettant une régularité de pose d'épaisseur : liteaux, cordeaux tendus, marques sur parois, sur solives.

Vérification de l'état du chantier

  • Un ancien isolant est-il présent ? Si oui il faudra le retirer avant le soufflage. En effet la présence d'une ancienne laine de verre empêchera la ouate de cellulose de jouer son rôle de régulateur naturel d'humidité.
  • Le plancher des combles est-il étanche à l'air ? Un lambris ajouré ou percé devra être recouvert d'une membrane frein vapeur type Ecofoil ONE avant de recevoir l'isolant.
  • L'installation électrique est-elle conforme et sécuritaire ? En cas de doute faite appel à un électricien professionnel qui inspectera l'installation pour la valider ou la remettre aux normes.
  • Le chantier est-il facilement accessible ? Doit-on prévoir un échafaudage, une échelle ou immobiliser l'accès dans un ruelle ?

Préparation du soufflage, réglage et contrôle de densité

Préparation de la cardeuse souffleuse

Positionner la machine au plus près du chantier, et du stock de cellulose, pour faciliter l'approvisionnement en continu de la machine. S'équiper des protections de sécurité : combinaison intégrale, gants, lunettes et masque à poussières.  Afin d'obtenir la bonne densité de fibre de cellulose, il convient d'effectuer les bons réglages de la machine (densité de 28 et 35kg/m3). Réaliser des éprouvettes avant le démarrage du chantier, effectuer la pesée, noter les réglages, informer la fiche de chantier. Repérer, grâce a des piges,  la hauteur de soufflage a réaliser. Elles permettront de garantir la régularité de la hauteur  en cours de chantier. Des repérages au cordeau et ou à la bombe de peinture sur les éléments de charpente ou de maçonnerie peuvent compléter les piges. Le soufflage de fibre de cellulose génère de la poussière. Le maître d’ouvrage ou d’œuvre en aura été prévenu et aura protégé tout ce qui doit l’être.

Traitement des éléments dégageant de la chaleur

Dans tous les cas, la ouate de cellulose ne doit pas être en contact direct avec des éléments pouvant dégager de la chaleur (ex : conduits de fumée, transformateurs, bobine, etc.).

Conduits de fumées

Un coffrage doit être réalisé avec des plaques de plâtre ou en bois d’une hauteur minimum de 20 % au-dessus de la hauteur de l’isolant. La distance de sécurité entre le conduit de fumée et l’isolant dépend du type de conduit, un espace minimum de 18 cm est requis.

L'espace créé doit rester vide ou être comblé avec un isolant incombustible.

Spots et système d'éclairage encastrés

Pas de contact avec les dispositifs d'éclairage encastrés
Mise en place de capots de spots
Création d'un plénum

La ouate de cellulose ne doit jamais être mise en contact direct avec les dispositifs d’éclairage encastrés.

En rénovation

Les spots existants encastrés dans le plancher support de l’isolation peuvent présenter un risque pour l’ouvrage isolé :

  • Les spots halogènes, une fois recouverts par un isolant, peuvent générer localement une température très élevée (potentiellement supérieure à 170 °C) et engendrer un risque de départ d’incendie ;
  • Les spots à LED, une fois recouverts par un isolant, peuvent voir leur température augmenter dans une moindre mesure. Cette surchauffe, si elle ne constitue pas un risque avéré de départ d’incendie, peut néanmoins conduire à une réduction très importante de la durée de vie du spot, non prévu pour fonctionner à haute température.

Quelle que soit la nature des spots encastrés, des capots de protection doivent être mis en oeuvre sur chacun d’eux avant la réalisation de l’isolation. Les transformateurs associés doivent être couverts par ces mêmes capots ou sortis de la couche d’isolation. Les capots doivent être caractérisés selon le protocole décrit en Annexe 1, et tels que :

  • La température intérieure du capot n’excède pas 150°C ;
  • La température de la surface extérieure du capot, en contact avec l’isolant, soit inférieure à 120 °C ;
  • Le capot soit classé au moins A2 - s2, d0 ou M0 ;
  • Le capot doit être conçu de telle façon qu’il soit étanche aux poussières.

Dans ces conditions, le capot de protection peut alors être recouvert par l’isolant. Par ailleurs, la mise en oeuvre de ces capots doit préserver l’étanchéité à l’air du plafond.

En neuf ou en rénovation totale du plafond

Une solution alternative à celle développée ci-dessus consiste à créer un espace entre l’isolant et le spot lumineux. Cet espace peut être réalisé par un plénum dans lequel le spot pourra être encastré sans risque de contact avec l’isolant.
Les dimensions du plénum doivent être telles que la chaleur produite par le(s) spot(s) se dissipent dans le plénum. Pour cela, on considérera que la distance entre la sous-face du plancher isolé et la hauteur du spot doit être au minimum de 10 cm (Figure 3). En l’absence de protection au droit des spots, ce plénum est continu sur la surface du plancher traité.

Une solution constructive conforme au DTU 25.41 pourrait être la mise en place sous fermettes ou solives d’un pare-vapeur support de l’isolation, avec comme plafond sous-jacent une paroi en plaques de plâtre suspendue aux solives via des suspentes.

Mise en place de déflecteurs et traitement trappe d'accès

Mise en place de déflecteurs pour les avant toits
Contour de trappe

Les avant-toits et parties de combles non isolés doivent être protégés avec des déflecteurs d'une hauteur égale à celle de l'épaisseur de la ouate de cellulose rehaussée de 20%. En partie basse des rampants si la hauteur sous la couverture est inférieure à l'épaisseur de ouate de cellulose à mettre en oeuvre il y a un risque que l'isolant soit en contact avec la couverture. Il convient alors de protéger la couverture en fixant en sous face des chevrons un lé de frein vapeur ou de pare-pluie afin d'éviter tout contact entre la ouate de cellulose et la couverture.

Dans le cas des trappes d'accès, le cadre réalisé doit être isolé avec un isolant manufacturé de résistance thermique au moins égale à celle de l'épaisseur de ouate mise en oeuvre.

Traitement des dispositifs électriques

Groupe de ventilation

Le groupe de ventilation doit être hors du volume destiné à recevoir l’isolant et à une hauteur suffisante afin de ne pas aspirer celui-ci. La technique d’isolation par soufflage ne peut se substituer au calorifugeage des gaines de ventilation conformément à la réglementation.

Boite de dérivation

En travaux neufs, les boîtes de dérivation doivent être fixées hors du volume destiné à recevoir l’isolant et fixées sur un élément de charpente. Dans le cas de travaux de rénovation, si une boîte de dérivation est dans l’isolant, elle doit être repérée sur la charpente.

Gaines et câbles électriques

Pour être conforme à la norme NF C 15100, les gaines électriques doivent être posées entre le plafond et les éléments de charpente. Les gaines d’antennes de télévision auront été passées et suspendues roulées à la fermette.